13 avril 2006
rupture d'anévrisme
je ne touchais pas à l'alcool avant de te connaitre
l'alcool ne me touchait pas non plus par conséquent
mais toi si, toi déjà
tu t'imprégnais dans mon être
gorgeant chaque goutte de mon sang
liquéfiant l'ensemble de mon plasma
tu me conservais pour les jours à venir
des jours meilleurs
à la tienne
mais un jour sans prévenir
sans ténèbres ni lueur
tu débordes de mes veines
et dans chaque vertèbre insinues la souffrance
le vent souffle les murs tremblent le sol grince
dévorant l'être aimé
le manque m'élance
à ta santé
du champagne
à la russe
du pernod
du ricard
le vieux port de marseille
mon coeur n'a pas de hargne
il n'a rien de plus
que trop tôt
ou trop tard
c'est un gros verre fêlé qui vient de se briser
vois si la coque du tien en est éclaboussée
à merveille
une voix
des sirènes
des voix
"c'est grave?" mais non
"elle respire encore" finalement oui
c'est surtout long
une vie
à tes amours
que les tiennes
durent toujours
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